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Le théâtre de L’Archipel frappe fort en émotions avec une ouverture époustouflante et hypnotique !

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Une salle comble et comblée vendredi 29 septembre avec le lancement de la saison culturelle pour CLOWNS et THE FIX du célèbre chorégraphe israélien Hofesh Schechter, l’un des plus passionnants, qui bouleverse le monde de la danse et interroge notre monde si violent qui oscille entre meurtre et désir.
Tout en ambiguïté, en jouant de nos contradictions comme des pantins désarticulés face à la violence du monde où les interprètes se soutiennent et se tuent, rebondissant avec une énergie incroyable.
“Son métier dit-il est d’inspirer les gens” c’est gagné en libérant les frontières au-delà de l’esprit conscient avec sa danse “Clowns”.
Par la puissance, l’osmose des 11 danseurs qui dans une gestuelle saccadée, énergisante et vénéneuse a permis de galvaniser le public en ressentant les vibrations des danseurs de diverses nationalités avec des émotions identiques, spirituelles où il est question de pulsions de vie, de mort, de crainte dans une chorégraphie aux accents primitifs, macabre à l’image de notre société violente.
“Danser, c’est comme parler en silence. C’est dire plein de choses sans dire un mot.”
Le voyage construit par Hofesh Schechter est envoûtant car sans cesse il explore les tourments de notre société sur des partitions musicales créant ainsi une atmosphère dérangeante, il massacre d’une manière monstrueuse mais magnifique. On rallume la lumière en passant parfois par le sombre, les ténèbres.
La deuxième pièce “The fix” permet de tempérer, d’adoucir la violence saccadée de “Clowns”, délaissant les soubresauts du corps pour des ralentis et des situations planantes qui laissent apparaître, entrevoir la fragilité des êtres. Des effets de groupes lents et gracieux qui sont comme une réconciliation après la violence douloureuse. Une approche particulière et touchante quand les artistes se sont mélangés avec le public en enlaçant des spectateurs dans un élan d’amour fraternel.