Joan Miró « Majorque, l’atelier des rêves » Exposition du 27 juin au 31 décembre 2026
Joan Miró « Majorque, l’atelier des rêves »
Exposition du 27 juin au 31 décembre 2026
Musée d’art Hyacinthe Rigaud, Perpignan
À partir du 27 juin 2026, le musée d’art Hyacinthe Rigaud dévoile Majorque, l’atelier des rêves, la première grande exposition que l’institution consacre à Joan Miró. Un événement rendu possible grâce au jumelage entre Perpignan et Palma de Majorque, officialisé en 2024, et au partenariat exceptionnel avec la Fondation Pilar et Joan Miró de Majorque, principal prêteur de l’exposition.
En 1956, Miró choisit de s’installer définitivement à Majorque. Ce déplacement n’a rien d’un retrait : c’est un retour vers une lumière intérieure, vers un silence fécond, vers une île qui devient pour lui un véritable territoire de renaissance. Dans l’atelier conçu par son ami l’architecte Josep Lluís Sert, l’artiste trouve enfin l’espace de liberté dont il rêvait depuis les années 1930. Là, il traverse une période de remise en question radicale. Il s’éloigne de la peinture, expérimente, doute, détruit, recommence. « La terre, la terre, rien que la terre », confie-t-il alors, une déclaration qui résume l’intensité de ce lien fondateur.
C’est cette transformation intérieure que l’exposition invitera à explorer.
Réunissant près d’une centaine d’œuvres, peintures, sculptures, céramiques, gravures, lithographies, issues notamment des collections de la Fondation Pilar et Joan Miró, le parcours déploie 400 m² spécialement scénographiés pour l’occasion. Il retrace l’évolution d’une œuvre en perpétuelle métamorphose :
Dissolution progressive de la ligne d’horizon, apparition d’un langage de signes unique, résonances avec Calder, influences de la calligraphie japonaise. Autant de jalons qui témoignent d’un artiste en constante recherche.
La dernière section, La charge fabuleuse de la tache, réunira les toiles les plus radicales des années 1970-1980. Miró y dépasse définitivement la peinture de chevalet : gestes amples, coulures, matières superposées, grandes calligraphies noires tendues comme des arcs. L’artiste peint avec tout son corps, parfois à même le sol, dans une quête de dépouillement et de musicalité intérieure. Il renonce aux titres, aux dates, aux repères, pour laisser l’œuvre vibrer d’elle-même.
Cette exposition s’inscrit dans la dynamique engagée par le musée Rigaud autour des circulations artistiques méditerranéennes. Après Maillol–Picasso en 2025, elle ouvre un nouveau chapitre qui se prolongera en 2027 avec une exposition dédiée à Salvador Dalí.

Musée d’art Hyacinthe Rigaud
21, rue Mailly
66000 Perpignan
