Brèves

Le saviez-vous ? Des Jésuites sur cette place, celle de la République.

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Quelle est la signification de la plupart des places, des rues de Perpignan ?

Une démarche intéressante inspirée par le livre de Christian Camps “Perpignan d’hier à aujourd’hui”.
Le choix d’un nom est le reflet de l’état d’esprit d’une époque qui remonte au XII et XIV siècles.
Des appellations qui sont imprégnées de la vie spirituelle liées à des couvents, chapelles, madones, ou d’ordres militaires du Perpignan médiéval.
D’autres rappellent le pouvoir exercé par le commerce et l’artisanat ( Pareurs de draps), un métier qui comporte 400 maîtres à la fin du XIII siècle.
En 1830, une date importante dans le classement officiel des rues où apparaît lors de cette période les hommes politiques dans la voirie perpignanaise (Bailly, Louis Blanc, Lazare Escarguel, Lassus…)
Les hommes de lettres ( Corneille, Rousseau, Voltaire, Zola…)
Les savants et techniciens (Paul Roquet et Arago).
Nous vous proposons régulièrement une petite déambulation parmi les rues et places de la ville.

La place de la République s’est appelée Place Napoléon en 1816, Place Royale en 1832 avant de devenir définitivement en 1870 place de la République.

Sur cet emplacement se trouvaient l’église Saint-Laurent et les bâtiments des Jésuites.
Ces derniers avaient acquis par achat ou donation, une vingtaine de maisons, ils y construisirent un collège, un jardin et un cimetière. Ils furent expulsés en 1762 mais le collège fonctionna jusqu’au début 1794. Il est devenu le Théâtre municipal en 1813 que l’on connait encore aujoud’hui.
L’église St-Laurent fut démolie en 1794 et l’espace vacant permis de créer une vaste place, un projet dessiné par l’architecte de la ville Margouet, les deux dernières maisons des Jésuites furent détruites au debut du XIXeme siècle.
Une grande place du marché très animée, puis devint marché couvert métallique  » style Baltard » en 1860 et complétée par une grande halle.
Un autre marché a vu le jour ainsi q’un parking souterrain actuellement.

Saviez vous que le 3 août 1800, le Conseil général fit enterrer les corps des généraux Dagobert et Dugonnier dans une fosse de cette place et que leurs restes furent transférés au cimetière St Martin en 1836. Étonnant !


Le théâtre aujourd’hui

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