Une promenade empreinte de réflexions avec le poète Christian Bobin, l’éternel émerveillé en lutte avec le modernisme qui avale des millions d’âmes. Un refus de se laisser engloutir et c’est par un rêve, celui de son père qui l’invite à répandre la poésie à travers un muguet rouge refléter la lumière des êtres chers disparus. Cette famille dont il n’a jamais parlé.
Il convoque Bach et ses silences, la vibrante violoniste Jacqueline du Pré, jeune prodige qui à 27 ans apprend qu’elle est atteinte de la sclérose en plaques et en mourra, le dernier amour de Kafka envers Dora Diamant, la poésie de Novalis, le génie de Nerval dans toute sa poignante finitude.
L’écriture manuscrite qu’il laisse infuser en lui, elle est un chêne, un souffle de vie, la lecture qui l’inspire.
« Au grenier, un livre sorti d’une caisse vient à ma rencontre. Ses phrases, s’enlaçant comme lierre à mes jambes… »
Les nouvelles du jour non puisées au journal télévisé mais dans les pensées de Pascal qui explosent, acides sous la dent comme le sureau.
Un livre cousu de visions, une lettre d’amour ombrée qu’il dépose sur des fragments de pollens dans une quête d’absolu.
On ne se lasse point de ce chagrin merveilleux teinté d’humour.
« Est poétique toute concentration soudaine du regard sur un seul détail »
« Je suis un taureau avec dans son mufle l’anneau du poème. »
L’écriture de Bobin est une géode dans un monde enténébré par ses lumières !
L.E
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