Trois Sonates Manifestes le samedi 20 AOÛT Villefranche-de-Conflent Église Saint-Jacques à 17 heures

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Présentation du festival :
La Têt dans les Étoiles, dont la spécificité est de faire découvrir, d’abord séparément, puis tous ensemble, les arts qui font l’opéra, mettra cette année l’accent sur la source et l’embouchure de la Têt. Cette 5e édition sera l’occasion de rendre hommage à la musique de chambre et de découvrir de superbes duos. Des artistes habitués et de nouveaux venus nous font l’honneur de venir régaler vos oreilles. Vous pourrez assister à une rencontre au sommet entre le violoniste Alain Moglia et la pianiste Angéline Pondepeyre, découvrir le duo formé par la jeune soprano Sarah Rodriguez et le flûtiste Paul Gil et retrouver l’Opéra Volubilis Orquestra. Lors de la dernière étape, ce sera la fête avec Offenbach en folie, un spectacle rappelant les origines théâtrales de l’opéra. Instruments, voix et théâtre seront réunis pour le meilleur… et rien que pour le meilleur !

Une création 2022 du Festival La Têt dans les Étoiles
Avec un duo d’exception
Alain Moglia (violon) et Angéline Pondepeyre (piano)

Programme

Claude Debussy (1862-1918), Sonate pour violon et piano

La musique de chambre occupe une place importante dans les dernières années de la vie de Debussy. Il projetait un cycle de six sonates pour divers instruments dans un style spécifiquement français placé sous les auspices de Rameau. Atteint d’un cancer, il n’eut le temps d’en terminer que trois, dont cette sonate créée par lui-même et le violoniste Gaston Poulet en mai 1917, lors d’un concert à la salle Gaveau au bénéfice du Foyer du soldat aveugle. Il s’agit de la dernière œuvre qu’acheva Debussy. Quelque jours avant sa création, il disait de cette œuvre composée dans la souffrance tant morale que physique : « elle est pleine d’un joyeux tumulte. Défiez-vous à l’avenir des œuvres qui paraissent planer en plein ciel, souvent elles ont croupi dans les ténèbres d’un cerveau morose…»

Maurice Ravel (1875-1937), Sonate pour violon et violoncelle

Le premier mouvement de cette sonate fut composé en 1920. Il s’agissait d’une commande de la Revue musicale pour son numéro « Le Tombeau de Claude Debussy ». Ravel n’acheva les trois autres mouvements qu’en 1922, année où la sonate fut créée à la Salle Pleyel par la violoniste Hélène Jourdan-Morhange et le violoncelliste Maurice Maréchal. Dans des notes prises en 1928, le compositeur disait de cette œuvre : « Je crois que cette sonate marque un tournant dans l’évolution de ma carrière. Le dépouillement y est poussé à l’extrême. Renoncement au charme harmonique, réaction de plus en plus marquée dans le sens de la mélodie. »

Georges Enesco (1881-1955), Sonate pour violon et piano no 3, en la mineur, « dans le caractère populaire roumain »

Violoniste exceptionnel, fondateur du quatuor Enesco, pédagogue, chef d’orchestre, Georges Enesco fut aussi un compositeur de talent. Partagé entre la France et la Roumanie, son pays natal, sa musique est riche d’influences à la fois savantes et populaires. Sa troisième et dernière sonate pour violon et piano, très différente des deux qu’il avait composées dans sa jeunesse, n’est pas une transcription du folklore roumain, mais une réinvention, d’où le choix du terme « caractère » dans le sous-titre. Terminé à Sinaïa-Luminish le 18­­­­­­ novembre 1926, ce chef-d’œuvre emblématique du compositeur est dédié à la mémoire de Franz Kneisel, violoniste roumain mort quelques mois auparavant. L’œuvre fut créée en 1927, à Oradea, par le compositeur lui-même et Niculae Caraviana. À propos de cette sonate, Yehudi Menuhin, ancien élève d’Enesco, déclarait : « Il n’y a pas d’œuvre au monde qui soit mieux annotée. C’est une sonate au sens classique du terme, solidement bâtie, mais l’élément, la chair en est tzigane.»

INTERPRÈTES
Alain Moglia,violon

Après avoir obtenu un premier prix de violon au CNSM de Paris à l’âge de seize ans, Alain Moglia entame une carrière internationale. Violon solo à La Grande Écurie et la Chambre du Roy sous la direction de Jean-Claude Malgoire, il prend part activement à la redécouverte de la musique baroque en France. En 1965, il participe à la création du célèbre Octuor de Paris puis devient membre de l’Ensemble Instrumental de France. Violoniste à l’Orchestre de l’Opéra de Paris de 1966 à 1973, il fait aussi partie du quatuor Via Nova dès sa création en 1970 et enregistre chez Erato. En 1976 débute la grande aventure de l’Ensemble Intercontemporain qui deviendra, sous la houlette de Pierre Boulez, le plus important ensemble dans ce domaine. Daniel Barenboïm apparaît comme la troisième grande figure musicale dans la carrière d’Alain. Premier violon-solo de l’Orchestre de Paris de 1977 à 1990, il devient le partenaire privilégié des grands chefs invités : Bernstein, Böhm, Jochum, Kubelik, Matacic, Giulini, Solti, Abbado, Mehta, Chailly, Sinopoli. Le répertoire d’Alain Moglia est gigantesque. Parmi les œuvres qu’il a le plus interprétées, on peut mentionner le Concerto pour deux violons de J. S. Bach, qu’il a joué notamment avec Yehudi Menuhin, Leonid Kogan ou encore Christian Ferras.

Alain Moglia a été chargé de la formation des cordes à l’Orchestre Français des Jeunes et a succédé en 1990 à Michèle Auclair comme professeur au CNSM. Il a soutenu l’Opéra Volubilis Orquestra dès sa formation en tant que premier violon avant de devenir soliste associé.

Angéline Pondepeyre,piano

Angéline Pondepeyre a obtenu ses prix de piano, de musique de chambre et d’accompagnement au Conservatoire National Supérieur de Paris. Conjointement à l’enseignement de l’accompagnement au CRR de Rueil-Malmaison et au Conservatoire National de Paris, elle est chef de chant dans différents théâtres nationaux, notamment au Théâtre Musical de Paris pour la tétralogie de Wagner (dir. Jeffrey Tate). Elle est conseillère à la Deutsche Grammophon lors de l’enregistrement des Nuits d’été (Berlioz) avec Kiri Te Kanawa et Daniel Barenboïm et travaille également sous les directions de Pierre Boulez (Stravinsky, Le Rossignol), Seiji Osawa (Mendelssohn, Elias), James Conlon, Zubin Metha, Msistlav Rostropovich, Semyon Bychkov au sein de l’Orchestre de Paris.

Elle accompagne les plus grands solistes dans des mélodies françaises ou dans des récitals de flûte, hautbois, basson, violoncelle. Elle enregistre la bande originale du film L’Accompagnatrice, de Claude Miller ainsi qu’un programme pour contrebasse avec Yasunori Kawahara et le Concerto pour piano et la Fantaisie hongroise de Reynaldo Hahn. Elle consacre également deux enregistrements à Florent Schmitt (2007) et Henri Vieuxtemps (2008).

Angéline se produit en récital et est régulièrement sollicitée pour donner des master classes en Corée, à Taïwan, aux USA, en France et en Belgique.

Tarif normal : 12€
Tarif réduit: 8€

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