HUMOUR, maître mot de l’exposition de Michel PAGNOUX et Samantha SCHMID à l’HOST & VINUM.

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Avec, en permanence le sourire aux lèvres, ces deux artistes, aux techniques bien différentes, ces deux artistes ne savent pas faire autrement que s’exprimer dans l’ humour, décalé, critique, parfois caustique, et ça fonctionne !
Michel PAGNOUX, né en Dordogne et catalan d’adoption depuis 50 ans, s’exprime depuis toujours au travers d’un univers cosmico-comique, plus prôche des Comic’s à l’américaine que de la BD traditionnelle. S’il est fortement imprégné de Duchamp et de Dali, il l’est aussi de Mœbius et de Crumb.

Petit calcul: 50 ans, cela veut dire les années 60 et plus précisément 1968. Il est arrivé dans cette mouvance psychédélique en même temps que les Beatles avec “Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band” et “All you need is love” avec des couvertures de disques délirantes. Comment ne pas être impressionné par une telle révolution musicale sonore, esthétique et graphique ?

Je sais d’ailleurs que Michel Pagnoux peint en écoutant une play-list majoritairement composée des morceaux de cette période, tellement féconde qu’elle traverse les générations et procure encore des plaisirs intemporels. J’ai même vu Michel arborer à la boutonnière un pin de la fameuse langue des Rolling Stones.

Depuis, 50 ans donc, il surfe littéralement dans ces galaxies. Il invente des mondes inconnus, des formes étranges qui n’existent pas, du moins tant qu’il ne les a pas concrétisées sur toiles. Il fait fi de la pesanteur, peint des monstres sypathiques, des formes difformes, pour son plus grand plaisir: se surprendre lui-même, en laissant courir son pinceau au fil d’une créativité anarchique et joyeuse, débonnaire et acidulée.

Est-ce le big bang ou notre avenir ? Peut-être, est-il le seul à le savoir ?

Ces œuvres sont truculentes, elles fourmillent de mini-scénettes et comme un plat gastronomique aux saveurs multiples, il faut prendre le temps pour les savourer, pour chercher et si possible trouver les petit détails, encore plus surprenant, inattendus, qui vont provoquer sur nos lèvres le même sourire permanent qu’arbore Michel PAGNOUX.

Chez Samantha SCHMID, dans une forme d’expression bien différente, nous retrouvons l’humour, souvent plus caustique ou contestataire, dans une créativité engagée. Cette sculpteure originale et presque unique par sa technique, crée à partir de plaques de verre des architectures mettant en scène, des situations incongrues ou anormales.
Diplômée de l’École des Arts & Métiers de Vevey, sur les berges du Lac Léman, elle a eu une période professionnelle de création de vitraux sur commande, et a obtenu plusieurs Grands prix prestigieux. Mais cela fait déjà plusieurs années que l’essentiel de ses créations est construit de plaques de verre plat, polies, décorées au jet de sable, colorées, assemblées par collage à froid, animées ou pas d’objets ou personnages de terre, fibres végétales, papier maché ou plomb.

Samantha est très concernée par la communication, la solitude quand celle-ci ne fonctionne pas ou mal, les injustices ou aberrations sociales et rares sont les pièces qui ne portent pas un message.
Samantha ne se contente pas de construire des formes, elle y introduit un discours, un message, un cri d’alarme. Et pour qu’il interpelle, sans agresser, qu’il reste donc pertinent, acceptable et donc accepté, Samantha le conçoit avec une bonne dose d’humour critique.

L’art doit être engagé. Quelle que soit la technique, il doit transmettre quelque chose: des émotions agréables ou des messages essentiels. Qu’il provoque un sourire, une larme ou un coup de colère, toute œuvre peut et doit dire quelque chose. Samantha ne s’en prive pas, et elle peut avoir le verbe haut et le verre éloquent.

Exposition du 1° au 21 octobre de 15:00 à 19:00
l’hôtel HOST & VINUM
34, avenue du Roussillon
– Canet-Plage 04 68 80 32 63

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