Exposition PORTRAITS DE REINES DE FRANCE Musée d’art Hyacinthe Rigaud du 26 septembre 2020 au 14 mars 2021

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Exposition organisée par le château de Versailles et le musée d’art Hyacinthe Rigaud

 

Infantes et reines de France : Anne et Marie-Thérèse d’Autriche

Si la reine de France est, au XVIIe siècle, la femme la plus représentée du royaume, son portrait n’est pas dénué d’ambiguïté.

Généralement conçu pour accompagner celui du roi, il rappelle que la reine est le premier personnage féminin de l’État. À ce titre, elle est autorisée à arborer le manteau bleu à fleurs de lys doublé d’hermine et la couronne royale fermée.

Le parallèle entre les deux époux cependant, s’arrête là car le seul véritable détenteur du pouvoir politique est le roi. Ce n’est que la disparition de ce dernier qui permet à la reine d’accéder – pour un temps – à la réalité du pouvoir. Paradoxalement, cette forme de consécration se traduit par l’exécution de portraits plus modestes, généralement en costume de deuil.

La reine semble donc condamnée à apparaître avec les attributs du pouvoir quand elle ne l’exerce pas, et plus en retrait lorsqu’elle parvient enfin à gouverner.

Laissant de côté la figure atypique de Marie de Médicis, l’exposition se concentrera sur Anne et Marie-Thérèse d’Autriche, deux filles de rois d’Espagne devenues respectivement les épouses de Louis XIII et de Louis XIV. Le choix de ces deux reines à Perpignan fait sens à double titre. Leurs règnes correspondent, d’une part, au moment où la ville ainsi que le Roussillon entrent dans le royaume de France (1641-1659). Toutes deux Espagnoles, d’autre part, elles ont traversé les Pyrénées et sont personnellement liées à l’histoire du territoire

 

À travers ce choix de tableaux, les visiteurs pourront revivre les grands évènements ayant émaillé la vie de la famille royale entre 1630 et 1665 environ.

 

 

Représenter la reine

Conçue autour d’une dizaine de portraits d’Anne et de Marie-Thérèse, ainsi que du jeune Louis XIV enfant, l’exposition mettra en lumière les artistes préférés des deux reines, Henri et Charles Beaubrun, deux cousins spécialisés dans l’art du portrait.

 

 

Elle s’interrogera, enfin, sur les modes et les conventions de la représentation de la reine de France au Grand Siècle : seule et au faîte de sa puissance, du moins en apparence ; avec ou sans ses enfants, gages de sa légitimité ; ou retirée dans le veuvage.

Loin d’être choisie au hasard, chacune de ces représentations fait référence à la vie politique ou diplomatique du milieu du XVIIe siècle.

Une conclusion en point d’orgue invitera le visiteur à comparer les portraits d’Anne et de Marie-Thérèse avec ceux de la plus célèbre des reines de France, Marie-Antoinette, dont le Portrait en robe-redingote bleue, peint par Élisabeth-Louise Vigée-

 

Le Brun en 1788, fera exceptionnellement le déplacement. Ce prêt majeur permettra au public d’apprécier l’évolution et l’importance politique de la représentation de la reine.

 

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