La traque est lancée contre les « bâtiments énergivores »… histoire de ne plus jeter l’argent par les fenêtres !

Ce mercredi 7 février, en fin de matinée, dans les salons de l’aéroport Perpignan Rivesaltes Méditerranée, avait lieu une conférence de presse pour présenter le plan « thermographie aérienne » mis en place par la métropole Perpignan Méditerranée (PMM) afin de « recueillir des données sur les déperditions de chaleur de tous les bâtiments, publics et privés, situés sur le territoire des trente-six communes qui forment la communauté urbaine.

Cette conférence de presse était animée par M. Dominique Schemla, vice-président de PMM en charge du Développement durable et des Energies renouvelables (EnR), entouré de Agnès Langevine, vice-présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées Méditerranée, Olivier Amiel, adjoint de la Ville de Perpignan et conseiller communautaire délégué au Logement et à la Politique de la Ville, ainsi que de Régis Martel, directeur commercial France et export pour la Cie Action Air (basée à Cuers-Pierrefeu dans le département du Var).

Comme l’a confirmé Agnès Langevine : « ce projet en cours de réalisation est unique sur l’ensemble de la Grande Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée ». évoquant une initiative originale.

Auparavant, Dominique Schemla n’avait pas manqué de rappeler justement tout le poids de la métropole dans les nombreuses actions engagées au nom de la fameuse Croissante Verte : « nous n’avons pas à rougir de notre agenda, bien au contraire, il vient témoigner de notre prise de conscience s’agissant de l’avenir de la Croissance Verte sur notre territoire, une force incontournable pour assurer le développement de notre économie, pour pérenniser nos emplois ». Photovoltaïque, géothermie, éolien : l’élu de la métropole a passé en revue tous les axes directement liés à la politique environnementale de PMM, s’inscrivant dans la dynamique internationale.

Dominique Schemla a démontré qu’il maîtrise parfaitement son sujet, reprenant une politique « climat-air-énergie » ambitieuse, soulignant à maintes reprises « la mobilisation exemplaire de tout le territoire (…). Chaque fois que nous le pouvons, que nous le pourrons, nous mettrons en place des outils au service de tous, pour accompagner les démarches individuelles et collectives (…) ».

Et justement, depuis quelques jours, un avion de type Cessna survole les trente-six communes de Perpignan Méditerranée pour repérer et pointer du doigt les « passoires thermiques », les fameuses constructions désormais appelées « bâtiments énergivores ».

Ce matin, les élus ont rappelé que mieux contrôler sa consommation d’énergie pouvait représenter jusqu’à 500€ d’économie par an pour un logement.

De son côté, Agnès Langevine a souligné « l’ambition forte de la Région dans ce domaine, à savoir devenir la 1ère Région à énergie positive en Europe ! Ce n’est pas facile, car nous devons par exemple diviser par deux la facture énergétique des habitations dans un contexte très particulier : une démographie galopante, chaque année la Région Occitanie/ Pyrénées Méditerranée accueille 50 000 habitants de plus ; et des conditions climatiques exceptionnelles. C’est là un enjeu majeur. Actuellement, notre politique nous permet de rénover annuellement quelques 40 000 logements, mais nous devons passer à une vitesse supérieure de 75 000 logements pour atteindre nos objectifs ambitieux. C’est là un défi à la fois climatique, économique, et social, car comme vient de le dire Dominique Schemla il faut tenir compte du fort taux de précarité concernant la facture énergétique. Je me réjouis de cette opération enclenchée par la communauté urbaine, je regarderai avec attention ce dossier lorsqu’il arrivera sur le bureau de la Région ».

Olivier Amiel a lui insisté sur le financement des travaux, sur cette démarche fédératrice qui , incontestablement « contribue à améliorer le cadre de vie de chacun, à préserver l’environnement (…) ». Tous ces travaux spécifiques – qui peuvent représenter un montant de 20 000 à 30 000€ pour un seul logement (prenant en compte la totalité d’un bâtiment, toiture, fenêtres, portes…) – concourent indiscutablement au développement de l’économie locale : « car ils se conduisent avec les communes, les acteurs du logement et les entreprises. Ces quatre dernières années, 6 millions d’euros d’aides ont engandré 13 millions d’euros de travaux dans ce seul secteur ! Et plus de 90% des entreprises qui sont intervenues ont leur siège sur le territoire de PMM. Il est bon de le préciser. Ces aides à l’habitant sont un plus évident pour l’économie locale ».

Régis Martel est venu expliquer le fonctionnement de la thermographie aérienne : sa société, à la demande donc de PMM, a effectué cinq vols d’une durée de quatre heures chacun, au-dessus des trente-six communes de la métropole. Le coût de cette opération est de 49 000 €. Ramenés aux 130 000 bâtiments à « contrôler » pour une population permanente estimée à 270 000 habitants environ, « cela ne représente au final que quelques centimes pour les contribuables concernés »… bien loin, évidemment, de ce que cela coûterait à un particulier. « Ce sont là de petites dépenses pour de grandes économies », a légendé Dominique Schemla.

L’avion vole à 500 mètres d’altitude, de préférence en soirée. Dans deux mois, à la fin du diagnostic, chaque propriétaire pourra, s’il en fait la démarche, accéder à une image qui lui restituera la situation énergétique de son bien, avec un commentaire personnalisé.

Cet outil, cette cartographie, va permettre au plus grand nombre d’obtenir un précieux conseil, individualisé et neutre. Si les personnes veulent ensuite avoir un conseil encore plus poussé pour se lancer dans des travaux de rénovation, elles pourront se rapprocher de la SPL Perpignan Méditerranée qui leur fournira, si elles le souhaitent, la liste des entreprises labellisées. C’est ce qu’on appelle un « partenariat solidaire ».

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