Steve Golliot-Villers dédicacera son ouvrage : Squares “aphorismes graphiques” à Cultura le samedi 30 novembre 2019

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L’auteur, dessinateur, graphiste et tatoueur, réside et travaille à Perpignan, où il a étudié aux Beaux-Arts
dans les années 1990. Ce livre est sa première publication. C’est une anthologie de dessins à l’encre noire, de formats carrés, abordant des sujets drôles ou graves, détournant parfois des œuvres classiques, créant à partir de références multiples :artistiques, politiques ou philosophiques.


Qui êtes vous ?
Je suis principalement un dessinateur issu des Beaux-Arts,mais je touche un peu à tous les
domaines de création plastique : dessin, peinture,photographie, sculpture,peinture et design.

Pourquoi avoir publié cet ouvrage ?

Cet ouvrage s’inscrit dans un projet plastique plus large : j’ai mis beaucoup de temps à peaufiner ma démarche et ma production, ce livre me permet de synthétiser une première partie de ce travail.

Pensez-vous en écrire d’autres ?
J’ai écrit un certain nombre de textes qui aboutiront peut-être un jour à une publication.
Le projet Square devrait continuer,et j’ai d’autres projets en cours…

Combien de temps vous a pris l’élaboration de ce livre ? Avez-vous rencontré des difficultés ?

Cette série de dessins est très récente, elle a commencé en décembre 2018. Depuis, j’ai produit en moyenne un dessin de cette série par semaine. Ce livre est une compilation des dessins du premier semestre 2019, le matériel était donc prêt à rencontrer son éditeur.

Votre expérience vous a-t-elle été utile pour la création de ce livre ?

Je dessine depuis que j’ai 3 ans,peut-être même avant, et je n’ai jamais arrêté depuis, c’est un besoin vital. Cependant la conception d’un projet cohérent relève d’une discipline plus exigeante que le dessin de
pièces éparses. C’est pour cela que j’ai pris le temps d’atteindre cette homogénéité avant de rendre cette série publique.

En ce sens, les cinq années passées aux beaux-arts, m’ont aidé au niveau conceptuel. Mes années de graphisme et de tatouage m’ont permis d’affiner et d’affirmer mon trait.

A quel public s’adresse votre ouvrage ?

Je pense que le public visé est assez vaste dans la mesure où ces dessins fonctionnent parfois sur plusieurs niveaux: les rapports entre le spectateur et les éléments sémantiques proposés vont de la simple blague à des références culturelles plus poussées qu’elles soient politiques, philosophiques ou d’actualité.
Parfois, une certaine connaissance de l’histoire de l’art est nécessaire.

Quelle place occupent les livres dans votre vie ?

Une place énorme :physiquement, si je ne m’en débarrassais pas régulièrement,ils envahiraient l’intégralité de mon appartement. Quant à l’espace mental, c’est là qu’une grande partie de mon imaginaire s’est forgé. J’ai beaucoup lu, de tout et tout le temps, avec quelques passages à vide, mais revenant toujours à l’écrit. Ces derniers temps je m’intéresse plus particulièrement à la philosophie.

Quels artistes vous inspirent ?
Cioran, Camus, Onfray, Herbert ou Tolkien si l’on parle de littérature. La liste de mes influences plastique est
beaucoup plus étendue, cela va des romantiques allemands à l’art contemporain, du comic au manga en passant par la bd franco-belge, le design,l’architecture…

Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?

Certains dessins seront des énigmes, ou pourront être interprétés de façon différente de l’optique dans laquelle je lesai créés : j’espère qu’un partage se créera dans l’échange de ces interrogations et points de vue.

Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre livre,laquelle choisiriez-vous ?

Puisqu’il n’y a pas trop de texte dans mes dessins, j’emprunterais cette phrase à Michel-Ange :
«Le Beau est la purgation de toute superfluité »
Elle fera peut-être l’objet d’un dessin futur, qui sait

.

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