Oswald OLIVATO à découvrir au Yucca du 15 mai au 10 juin,

Pour cette sixième exposition au Yucca, le collectif Regarts66 nous offre une exposition surprenante d’un artiste dont quelques œuvres exposées au Palais des Congrès lors de l’exposition 40/ 80 avaient déjà été remarquées et appréciées.

Oswald OLIVATO conjugue avec virtuosité une technique et une approche de la nature très personnelle et très séduisante. Séduisante par les tons fondus, les compositions reposantes, la simplicité valorisée au plus haut point. Une prairie, un arbre, un sous-bois, un bosquet, une perspective avec un premier plan de graminées ou d’ombelles, de plantes qu’on ose appeler “vulgaires” mais que la culture populaire appelle aussi “chansons douces”. Presque rien et pourtant tout est là.

A quoi tient cette magie de nous surprendre avec des éléments aussi communs ? La composition, les teintes, les sujets, mais aussi évidemment la matière, car Oswald Olivato ne peint pas, il chaule ! Enfin pas vraiment, il ne se contente pas d’enduire, il compose avec une précision issue d’une observation affectueuse et attentive de la nature. Il y a dans ces œuvres l’évidence d’une maturité lente, issue de la combinaison de savoir-faires inattendus mais conjugués ici avec maestria. Tout jeune Oswald aimait dessiner, ses frères, les stars du petit écran et c’est à Toulouse, qu’il prend ses premiers cours de dessin, en même temps qu’il suit une formation de décorateur, qu’il est toujours. Il travaille en scénographie pour le théatre et le cinéma, et poursuit ses expériences de peintre. Mais ni l’acrylique ou la peinture à l’huile ne satisfont sa quête d’un langage plus personnel.
L’amour le fait aller en Belgique, et pour gagner sa vie, de retour en France, il travaille dans le bâtiment. Et là, il fait une nouvelle rencontre, les enduits à la chaux. Ce matériau, commun, international, intemporel, présent aussi bien dans les ruines de Pompéi que sur les façades toscanes comme irlandaises est un véritable coup de cœur, une évidence. Il a trouvé là son médium ! La chaux, dans un camaïeu de pastels, teintée avec des pigments naturels, mais avec mesure pour emprisonner la lumière, restituer les ambiances des différentes heures de la journée, maîtriser les contrastes pour qu’il n’expriment que douceur et quiétude, la chaux devient son support privilégié, son complice dans sa quête pastorale, sa conquête champêtre. Plus récemment il utilise aussi le stuc-ciment quand celui-ci l’autorise à mieux équilibrer les oppositions lumière et ombre. Cet apport de matière sur le support de son œuvre apporte cet élément, sans doute responsable de la magie de ses composition: un relief subtil, léger, fragile, évanescent et je le crois essentiel. Oswald nous fait partager, des instants fugaces, des jeux de lumière, des émotions profondes que nos existences de citadins nous font trop souvent oublier. Une découverte inattendue et pleine de sensibilité réconfortante.

L’exposition est visible du 15 mai au 10 juin, du mardi au dimanche de 11:00 à 19:00
Restaurant Le Yucca 25
allée des Chênes
Parc Ducup • £

Perpignan Réservations: +33 4 68 85 56 54
contact@le-yucca.com Renseignements: +33 6 08 17 07 82 • dlb.regarts66@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Soutenez-nous