Muriel barbery « La vie des elfes »

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Romancière française née en 1969. Normalienne et agrégé de philosophie. Elle a écrit « une gourmandise » et » l’élégance du hérisson » qui reçut de nombreux prix. C’est son troisième roman.

Je voulais vous faire part de cette information qui me paraît intéressante :

Lire des romans permet de développer les capacités d’empathie et d’intelligence émotionnelle, selon une étude originale de deux psychologues américains.

Après neuf ans d’absence, Muriel Barbery revient pour notre plus grand plaisir et étonnement avec ce roman construit comme un conte fantastique très littéraire.

Il était une fois… deux petites filles de 10 ans. Maria l’espagnole et Clara l’italienne, toute deux abandonnées. Maria est recueillie par une famille bourguignonne. Elle parle aux arbres et aux animaux et vit en harmonie avec la nature. Dès son arrivée, le village est bénie comme une forêt enchantée (récoltes et fruits abondants). Quant à Clara elle est élevée par un curé de campagne et une vieille servante illettrée dans les abruzzes. Un jour, le curé reçoit en héritage un piano. Clara sait jouer d’instinct à la stupéfaction générale, portée par une agilité et un souffle divin qui transcende ceux qui l’écoutent. Elle est confiée au Maestro.

« Aux orpheline la grâce »

Maria et Clara qu’un poème va réunir ont des pouvoirs et des visions, mais aussi devront mener un combat écologique entre les forces du bien et du mal. Muriel barbery réussit avec brio à effleurer avec subtilité l’univers onirique, poétique, mystérieux et mystique du monde des elfes. Les nourritures terrestres nous sont décrites comme des tableaux, des natures mortes. Au fil des pages se dégage une atmosphère qui oscille entre la pesanteur et la grâce. Un roman profondément ancré dans la terre et ses racines et en même temps qui nous élève dans des sphères délicates et spirituelle. Que font les elfes ? Particulièrement des actions liées à la nature et à l’art, poésies, calligraphies, marches, jardins de pierres…. ce sont des esprits aériens, les gardiens de la nature.

De belles âmes aux vies intérieures foisonnantes et intenses veillent sur ces elfes. Ce livre est un long poème. En changeant de style Muriel Barbery a accru son lyrisme.

« La petite passait l’essentiel de ses heures de loisir dans les branches. Quand on ne savait pas où la trouver, on allait aux arbres, d’abord au grand hêtre qui dominait l’appentis nord et où elle aimait à rêver en observant le mouvement dans la ferme, ensuite au vieux tilleul du jardin de curé après le petit muret de pierres fraîches, et enfin, et c’était le plus souvent en hiver, aux chênes de la combe ouest du champ attenant, un ressac du terrain planté de trois spécimens comme on n’en avait pas de plus beaux au pays. La petite nichait dans les arbres tout le temps qu’elle pouvait dérober à une vie de village faite d’étude, de repas et de messes, et il arrivait qu’elle y invitât certains camarades qui s’émerveillaient des esplanades légères qu’elle y avait ménagées et passaient là de fiers jours à causer et à rire. »

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