manifestation du samedi 16 décembre à PERPIGNAN

Parce que des morts aux frontières s’ajoutent les mesures d’enfermement et d’expulsion, les milliers de migrants à la rue, dont des enfants et des jeunes isolé·e·s, le harcèlement policier et la chasse aux sans-papiers.

Parce qu’au lieu d’un accueil digne la réponse des pouvoirs publics se résume à : humiliation, suspicion, répression.

Parce que le gouvernement français a inscrit des mesures d’urgence dans le droit commun qui contredisent encore plus le droit d’asile et s’apprête, par le biais d’une nouvelle loi, à durcir encore sa politique migratoire dans un sens liberticide.

Parce que dans ce département, plus de 400 réfugié·e·s, femmes, hommes et enfants, auxquels l’État dénie toute protection, survivent sans droits, dont certains depuis plus de 5 ans. Ils sont Arméniens, Géorgiens Albanais, Tchétchènes, Mongols… mais aussi récemment, Soudanais, Afghans, Érythréens ou Syriens… qui ont fuit la guerre, les mafias, les tortures. Ils ne tiennent que grâce à la solidarité citoyenne qui supplée jour après jour ce que l’Etat leur refuse :héberger, nourrir protéger… Depuis quatre ans le Comité de soutien des Sans papiers et le Réseau Éducation Sans Frontières de Perpignan se battent à leur côté pour dénoncer ces politiques racistes et les aider dans leur combat pour reconstruire ici un avenir.

Pour toutes ces raisons, dans plusieurs villes européennes, Rome, Bruxelles, Barcelone… des manifestations se tiennent.

En France, une manifestation nationale se déroulera à Menton à l’appel de la Roya Citoyenne, Collectif solidarité migrants 06, et la CISPM-CSP75 (Coalition internationale des sans papiers et des migrants) avec le soutien de nombreux collectifs, organisations et associations de toutes les régions. Cette ville, proche de la frontière italienne, a été choisie pour sa proximité avec un territoire devenu symbolique des solidarités avec les migrants face à l’inhumanité des politiques migratoires de l’État français et de l’Union européenne et du développement de l’État policier, et qui à ce titre fait l’objet de la répression contre les personnes solidaires,
C’est dans ce grand mouvement de protestation que nous inscrivons notre appel !

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