LA FILLE DE MME ANGOT

LA FILLE DE MME ANGOT

Opéra-comique en trois actes, livret de Clairville, Paul Siraudin et Victor Koning, composé par Charles Lecocq.
Créé au Théâtre des Fantaisies-Parisiennes de Bruxelles le 4 décembre 1872, puis à Paris aux Folies-Dramatiques le 21 février 1873.
Clairette, fille de Mme Angot, doit se marier avec Pomponnet. Mais ses préférences vont vers Ange Pitou, qui lui, préfère Mlle Lange. Clairette, jalouse, ourdit des manœuvres pour perdre les deux amoureux. Raison et sentiment au programme !!!!!

Mise en scène: Frédéric Lhuillier
Direction musicale: Daniel Tosi

Orchestre lyrique et chœurs lyriques du Conservatoire
Décors et costumes: Opéra de Dijon
Clairette Angot : Caroline Géa
Ange Pito : Jean Goyetche
Melle Lange : laurence janot
Pomponnet : Sébastien Gabillat
Larivaudière : Patrice Berger
Louchard : Fernand Bernadi
Amarante : Guillemette Laurens
Trénitz : Claude Deschamps

Un public venu nombreux pour le dernier opéra de la saison au théâtre de l’étang en partenariat avec le conservatoire de musique DE PERPIGNAN

UN OPÉRA COMIQUE populaire qui a gagné ses lettres de noblesse dans une belle mise en scène où l’on retrouve les sans culotte de cette période de 1870 ainsi que les « merveilleuses » accompagnées des incroyables euh plutôt des » incoyables « insufflant un vent de jeunesse et de joie excentriques par leurs habillements.
La plus époustouflante est Mme lange, la maitresse de Barras ainsi que ange Pitou fier et romantique et l’attachant Pomponnet. Une troupe unie autour de « Clairette » la fille de Madame Angot font de ce spectacle un moment joyeux et divertissant.

Le souvenir de Madame Angot ne serait peut-être pas parvenu jusqu’à nous sans Lecocq et ses collaborateurs, qui lui permirent de connaître une renommée mondiale. Si Madame Angot, et qui plus est Clairette Angot, sont des personnages imaginaires,Mademoiselle Lange et Ange Pilou ont réellement existé.
Née en 1772 Mlle Anne Lange est actrice à la Comédie Française, elle fut arrêtée en 1793 avec ses camarades pour avoir joué une pièce révolutionnaire. Ses relations lui permirent de retrouvrer la liberté. Elle entra au Théâtre Feydeau et mena grand train sous le Directoire. Il est peu probable qu’elle ait eu une liaison avec Barras. En 1798, Jean Simons, un riche carrossier Bruxellois reconnaît son enfant et l’épouse. Elle abandonne le théâtre et meurt à Florence en 1826.

Ange Pitou est né à Châteaudun en 1767. Ancien séminariste, devenu chansonnier royaliste, il fut plusieurs fois arrêté sous la Terreur, mais échappa à chaque fois à la guillotine. Le Directoire le déporta à Cayenne. Il fut gracié par le Premier Consul Bonaparte, chichement pensionné par les Bourbons après la Restauration. Il devait vivre jusqu’en 1842.

L. E

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