Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage

Le 23 mai est la journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage. Cette année marque le 170ème anniversaire du décret du 27 avril 1848 qui abolit l’esclavage. A cette occasion, des hommages nationaux ont été rendus aux grandes figures de l’abolition (Condorcet, Abbé Grégoire, Victor Schoelcher) du combat pour la liberté (Toussaint Louverture, Louis Delgrès, Félix Eboué) et à la figure d’Aimé Césaire.

Dans ce cadre, différents projets ou actions en milieu scolaire visent à faire connaître l’histoire de la traite, de l’esclavage, et de leurs abolitions, de leurs survivances comme de leurs effets et de leurs héritages contemporains. Cela participe à l’éducation à la citoyenneté et aux valeurs républicaines. Ces actions contribuent aussi à la construction d’une mémoire collective autour de valeurs partagées afin de favoriser le sentiment d’appartenance commune.
C’est ainsi que dans le département, les classes de CE2/CM2 et CM2 de l’école Joseph Cortada de Saint-Laurent de la Salanque ont travaillé cette année à la création d’un spectacle sur le thème de l’esclavage où se mêlent théâtre, danse et musique.

Pour se faire, les deux classes ont découvert les origines de l’esclavage, le commerce triangulaire et les principaux acteurs de l’abolition, à la fois dans l’étude de documents officiels et de documentaires vidéos mais aussi au travers de la littérature par l’étude de deux œuvres : “Lygaya”, roman d’Andrée-Paule Mignot qui évoque l’enlèvement, la traversée et le travail des esclaves dans une plantation de canne à sucre en Martinique et “Les larmes noires” de Julius Lester.

C’est ce dernier roman, à l’aspect théâtral, qui a servi de support à la création du spectacle. Il évoque la plus grande vente aux enchères d’esclaves de l’histoire des Etats-Unis en 1859. Basé sur des faits réels, ce roman est une histoire à plusieurs voix, dans lequel se font entendre tous les points de vue : blancs esclavagistes et abolitionnistes, esclaves noirs voulant marronner et ceux ne voulant pas abandonner leur condition d’esclave… Il a donc été le prétexte à de nombreuses discussions et à de nombreux débats et dilemmes moraux au sein des classes.

S’en est suivi le désir de mettre en scène une version allégée du roman, agrémentée de chorégraphies et d’ambiances sonores créées lors d’une classe découvertes au Mas de la Coûme, à Mosset, la dernière semaine de mars. Violeta Duarte, musicienne d’origine argentine, est intervenue deux journées pour nous aider à la création des parties rythmiques.

Les élèves ont été répartis en quatre groupes ayant chacun une thématique différente : les conditions de vie des esclaves dans la plantation, les enchères avec la supplication des esclaves pour ne pas être séparés de leurs proches, la vente et le déchirement de la séparation, le marronnage et l’abolition.

Une représentation a été donnée lors des rencontres théâtre de la circonscription Agly, au Barcarès, le 12 avril. Deux nouvelles représentations sont prévues, l’une le 31 mai dans le cadre de “Couleur Culture” au théâtre municipal de Perpignan, l’autre pour les parents, le 12 juin à Saint-Laurent de la Salanque

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