Flo­rence BER­TRAND et Da­niel SAN­CHEZ à l’HOST & VI­NUM de Ca­net

Con­ti­nuant la for­mule à deux ar­tis­tes, Re­garts66 ex­pose à l’hô­tel HOST & VI­NUM deux ar­tis­tes du col­lec­tif, la pein­tre Flo­rence BER­TRAND MA­RAINE et le sculp­teur Da­niel SAN­CHEZ.

L’une nous pro­pose l’eau, la mer, l’au­tre nous of­fre la terre, la ro­che et l’une comme l’au­tre nous li­vre leurs sen­si­bi­li­tés dans des tech­ni­ques to­ta­le­ment dif­fé­ren­tes mais qui se re­joi­gnent dans la sin­cé­ri­té des émo­tions trans­mi­ses.

Flo­rence BER­TRAND MA­RAINE, ha­bite Ri­ve­sal­tes et con­tem­ple les pay­sa­ges du dé­par­te­ment de­puis de nom­breu­ses an­nées. Au­to­di­dacte, avec une ex­pé­rience de dé­co­ra­trice, elle dé­fi­nit sa tech­ni­que per­son­nelle mê­lant au cou­teau acry­li­que, cire, en­cres.

La mer est un de ses thè­mes de pré­di­lec­tion, et ce géo­gra­phi­que­ment ou­vert, puis­que nous re­trou­vons dans ses toi­les des pla­ges d’At­lan­ti­que ou de Mé­di­ter­ra­née.

Sur­tout nous re­trou­vons, des mo­ments fra­gi­les, dans les­quels la trans­pa­rence, les re­flets de la mer sont agréa­ble­ment res­ti­tués grâce à cette tech­ni­que au cou­teau qui, de plus ap­porte un re­lief dis­cret mais es­sen­tiel en don­nant de la puis­sance.

Que l’émo­tion ait été res­sen­tie, après un orage, ou lors d’une ma­rée des­cen­dante, d’une plage de sa­ble, ou de ro­chers émer­gents de mas­ses li­qui­des, cal­mes ou agi­tées, les ca­maïeux os­cillent en­tre les nuan­ces de vert ou de bleu, pour nous trans­met­tre ces ins­tants fu­ga­ces.

Comme le dit Flo­rence, ces ta­bleaux sont un “car­net de mers”, où sont no­tés comme dans un jour­nal in­time, les sen­sa­tions res­sen­ties lors de ses ba­la­des en bord de lit­to­ral.

L’ex­tra­or­di­naire va­rié­té des pay­sa­ges of­ferts par la mer, sau­vage ou mé­lan­co­li­que, dé­chaî­née ou pai­si­ble, est ma­gni­fi­que­ment res­ti­tuée, mais plus que les pay­sa­ges ce sont les am­bian­ces et les émo­tions qui nous sont pro­po­sées, et il est plus fa­cile et agréa­ble de s’y noyer.

Da­niel SAN­CHEZ est ori­gi­naire de Car­maux, lui aus­si est au­to­di­dacte et sculp­te de­puis une quin­zaine d’an­nées. Dans cette ré­gion où l’on ex­trayait le char­bon, il était in­évi­ta­ble qu’un jour ou l’au­tre le sculp­teur veuille s’ex­pri­mer avec des ma­té­riaux ex­traits de la terre.

Après avoir tra­vaillé la terre et le bois, il s’at­ta­que au mar­bre des Py­ré­nées en lais­sant cou­rir son ins­pi­ra­tion, en en­ta­mant un dia­lo­gue avec la pierre, en jouant sur les vo­lu­mes, les pleins et les dé­liés comme dans une cal­li­gra­phie uni­que, per­son­nelle.

Le mar­bre poli, dont la qua­li­té de fi­ni­tion des œu­vres est par­ti­cu­liè­re­ment re­mar­qua­ble, a une puis­sance ex­tra­or­di­naire. La brillance sou­li­gne les for­mes élan­cées, les vei­nes de la ma­tière aus­si fi­nes soit-el­les, par­ti­ci­pent à la dy­na­mi­que du su­jet ou de la ré­flexion.

Pour Da­niel, l’im­por­tant est de s’in­ves­tir dans cha­que œu­vre pour ex­pri­mer ce qu’il est, ce qu’il éprouve au mo­ment, gé­né­ra­le­ment sans idées pré­con­çues, en im­pro­vi­sa­tion to­tale. La forme que l’on voit doit lais­ser pa­rai­tre la struc­ture in­time. Il lui ar­rive, pour des œu­vres plus im­por­tan­tes, y com­pris sur com­mande, de des­si­ner des es­quis­ses et faire une ébau­che en terre. Mais quelle que soit l’œu­vre fi­nie, aus­si uni­que soit-elle, on re­trouve son style par­ti­cu­lier.

De­puis peu, il peut aus­si nu­mé­ri­ser une œu­vre et la li­vrer en ré­sine au for­mat sou­hai­té. Qu’elle soit de mar­bre, de bois ou de ré­sine, en in­té­rieur comme en ex­té­rieur, mo­nu­men­ta­les ou in­ti­mes, ses sculp­tu­res in­ves­tis­sent les es­pa­ces et dé­ga­gent une réelle pré­sence.

Deux ar­tis­tes sin­cè­res, au­then­ti­ques, qui nous of­frent des œu­vres qui ne peu­vent nous lais­ser in­dif­fé­rents.

Du 5 juillet au 29 juillet de 10:00 à 12:00 et 14:00 à 18:00 h.

Hôtel HOST & VI­NUM – 34 ave­nue du Rous­sillon

66140 CA­NET-EN-ROUS­SILLON • +33 4 68 80 32 63

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