Les Dragons méritaient mieux…

D’évidence comme le déclarait Tony Gigot à l’issue de la rencontre, « l’équipe n’avait pas été payée de ses efforts ». Mais dominer n’est pas gagner et les Dragons bien que combatifs en diable ont néanmoins concédé une quatrième défaite qui les met dans une situation pour le moins inconfortable….

Pourtant les choses avaient parfaitement débuté côté Dragons. Soucieux de modifier un fond de jeu qui avait stérilisé leurs précédentes prestations, les équipiers de Rémi Casty s’étaient d’emblée appliqués à changer de méthode. Qu’il s’agisse de l’organisation défensive ou de la gestion offensive au-delà des tenus, la première mi-temps était conforme à l’orientation décidée par le coach Mc Namara. Sur les vingt premières chaînes de jeu, pas moins de dix-huit étaient menées à leur terme, ce qui débouchait sur un premier essai de Benjamin Garcia. Certes, les Anglais de Wakefield avaient répliqué par une offensive en contre de l’ailier Jonhstone mais par le biais de deux pénalités, les Dragons rentraient au vestiaire avec un léger avantage (10à 8) largement mérité.

Au gré des bonnes intentions jusqu’ici manifestées, le public de Brutus se prenait alors à rêver d’un premier succès de leurs protégés, mais hélas, si les Dragons se montraient toujours aussi impitoyables en défense à l’image de Simon, Baitieri et autres Garcia, les belles résolutions collectives ne prenaient pas le relais.
Face à une formation de Wakefield aussi finaude qu’opportuniste, c’était carrément se mettre en danger et c’est en exploitant judicieusement les erreurs adverses que les Anglais inversèrent la situation. Par un essai, -contestable- du pilier Fifita d’abord, marquant en force après un plaquage non tenu, puis par une pénalité de leur maître à jouer Finnley qui leur faisait prendre le large. A 16-10, puis 16-14 à la 66° minute grâce à un bel essai de Lewis Tiernley, consécutif à un superbe décalage de Tony Gigot, les Catalans semblaient en mesure de pouvoir réagir. Mais c’était compter sans la maîtrise et disons-le aussi, le métier de ces « Chats sauvages » de Wakefield qui surent préserver jusqu’au bout les deux petits points de la victoire (16 à 14).

C’était effectivement très dur, peut-être aussi un peu injuste pour des Dragons qui n’avaient jamais ménagé leurs efforts, le résultat n’en était pas moins là. Une quatrième défaite consécutive qui les place en lanterne rouge de la Rugby League avant de rendre visite aux redoutables « Rhinos » sur leur terrain mascotte de Leeds. Le pire scénario de début de saison que le staff du président Bernard Guash pouvait imaginer !

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