Déclaration de l’intersyndicale : SNES-FSU, SE-UNSA, SUD Education, SNALC-FGAF, SGEN-CFDT du Lycée François Arago Perpigna

Dans le cadre de la préparation de la rentrée de septembre les collèges et lycées se voient attribués une dotation globale horaire ou DGH. Terme qui désigne simplement les moyens en heures et en postes afin d’assurer les enseignements règlementaires.

Pour le lycée Arago cette dotation est en baisse pour un nombre d’élèves prévus de 2026 pour la rentrée 2018. Cette dotation est catastrophique et confirme le peu de cas que l’autorité académique fait des élèves du lycée Arago en donnant régulièrement moins de moyens que partout ailleurs dans le département et l’Académie.

Or les effectifs élèves du lycée Arago sont en constante augmentation depuis plusieurs années et les moyens accordés à l’établissement eux ne suivent pas. Ainsi, depuis 2015 l’effectif du lycée a augmenté de 10,5% alors que la dotation n’a augmenté que de 7,2%. Les élèves entrant au lycée en 2018 seront moins bien traités que leurs prédécesseurs, ils travailleront dans les classes les plus surchargées du département et ne bénéficieront pas de cette équité républicaine si chère à nos autorités de tutelle.

Si nous effectuons une comparaison, l’académie de Montpellier est la moins bien dotée dans la France métropolitaine. Les Pyrénées orientales sont les moins bien dotées de l’académie ce qui fait que notre lycée est un des moins bien dotés nationalement c’est donc rigueur à tous les étages.

L’administration au nom de règles comptables opaques fait que nous serons mis en situation de ne pas assurer un fonctionnement normal pour nos enseignements alors que l’ensemble de nos classes comptent déjà 36 lycéens. Nos élèves n’auront pas tous les cours en demi groupe auxquels ils ont droit et les enseignements optionnels sont menacés. Il en va ainsi de l’enseignement du Catalan, Grec ancien, Portugais, Latin, Arabe contingentés à 24 élèves alors que la demande progresse, les projets liés aux élèves en difficultés sont passés à la trappe, l’enseignement d’accompagnement « personnalisé » ne peut se faire qu’à 36 élèves ce qui constitue un mépris évident de l’institution à l’égard des élèves et de leurs familles.

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