Clau­dine DU­CA­ROIR et Re­née BOUI­GUE ex­po­sent à LA LOGE de Sal­ses.

Pre­mière ex­po­si­tion du col­lec­tif RE­GARTS66 dans ce res­tau­rant “La Loge”, clas­sé Mo­nu­ment his­to­ri­que sur le thème “FEM­MES”. Deux ar­tis­tes, une pein­tre et une sculp­teure aux sty­les to­ta­le­ment dif­fé­rents et dont le con­traste rend cette ex­po­si­tion de corps, par­ti­cu­liè­re­ment spec­ta­cu­laire.Dans cet es­pace, ce ne sont pas des nus qui sont of­ferts au re­gard, ce sont des corps. Des corps de fem­mes, tra­duits avec le même res­pect, la même pu­deur et la même sen­si­bi­li­té, mais ré­vé­lant dans des tech­ni­ques dif­fé­ren­tes d’au­tres mo­ments et d’au­tres émo­tions.

Clau­dine DU­CA­ROIR est une scien­ti­fi­que di­plô­mée en bio­lo­gie vé­gé­tale, cher­cheure puis en­sei­gnante à la Fa­cul­té de Tours. En 1975, elle ar­rête sa car­rière scien­ti­fi­que pour se con­sa­crer à la pein­ture. Elle est tout d’abord ins­pi­rée par le vé­gé­tal, puis passe au mo­dèle vi­vant et crée sur pa­pier en uti­li­sant en­cre, aqua­relle et goua­che.

Elle a la chance de ren­con­trer, mieux qu’un pro­fes­seur qui lui tien­drait la main, un men­tor qui lui in­suf­fle les prin­ci­pes es­sen­tiels de la créa­tion: ou­blier les im­pé­ra­tifs, lais­ser re­mon­ter l’in­con­scient, n’être plus qu’un pin­ceau, sans crainte de pé­né­trer l’in­con­nu.Elle re­vient à l’acry­li­que en ex­pé­ri­men­tant une ges­tuelle li­bre, apte à tra­duire le mou­ve­ment et la sen­sua­li­té.

Elle flirte un temps avec l’abs­trait, mais quand elle en res­sent les li­mi­tes, elle re­vient vers un mode fi­gu­ra­tif dans le­quel tou­te­fois, une part d’abs­trait de­meure pré­sente. Cet uni­vers de l’en­tre deux: en­tre gra­phisme et pein­ture, lui per­met d’ex­plo­rer et tra­duire des con­tras­tes: sen­si­bi­li­té et vio­lence, dou­ceur et rup­ture, sug­ges­tion et abou­tis­se­ment.

Le corps est un pré­texte pour ex­pri­mer ses émo­tions pro­fon­des, li­bé­rer la pa­role de l’ar­tiste, sur­pren­dre et pro­vo­quer le re­gard. La sug­ges­tion, dé­voile et ré­vèle au spec­ta­teur ses pro­pres vi­sions, fan­tas­mes et émo­tions. Ces œu­vres ne sont pas des ob­jets fi­nis, mais l’ou­ver­ture vers des iti­né­rai­res spi­ri­tuels per­son­nels.

Re­née BOUI­GUE, ca­ta­lane et sculp­teure, a de la femme une vi­sion, toute dif­fé­rente et cé­lè­bre à sa ma­nière l’éter­nel fé­mi­nin.

For­mée aux Beaux-Arts de Per­pi­gnan en cé­ra­mi­que, puis à l’ate­lier Mé­diane, elle s’est tour­née, pres­que par ha­sard vers le mo­de­lage. Elle ne sculp­te pres­que ex­clu­si­ve­ment que des corps de fem­mes, et pas n’im­porte les­quels, des corps de ca­ta­la­nes. Des corps de fem­mes, comme di­rait Bras­sens, “un tan­ti­net ron­de­let­tes”, aux for­mes gé­né­reu­ses, ar­ron­dies, qui ont at­ti­rées la main du sculp­teur, mais sans doute aus­si celle du spec­ta­teur.

Cer­tains corps, par leur gé­né­ro­si­té, ten­dent vers la “Pa­cha­ma­ma”, déesse es­sen­tielle de la cul­ture an­dine, sym­bo­li­sant la fé­con­di­té et le lien fon­da­men­tal à la terre.

Il n’y a pas de sexua­li­té ra­co­leuse dans ces po­ses aban­don­nées, mais une plas­ti­que sen­suelle, épa­nouie, res­pec­tée, de­vant la­quelle on ne peut s’em­pê­cher de re­trou­ver la vi­sion de Aris­tide Maillol, le plus im­por­tant re­pré­sen­tant de la sculp­ture ty­pi­que­ment ca­ta­lane et en même temps uni­ver­selle.

Re­née Boui­gue tra­vaille la terre cuite et oc­ca­sion­nel­le­ment tra­duit en bronze quel­ques œu­vres dont la matière ren­force en­core la plé­ni­tude.

Un nou­veau site d’ex­po­si­tion, ac­cueillant, te­nus par les époux PER­RIÉ dont il faut sou­li­gner la sym­pa­thi­que cui­sine ty­pi­que­ment ca­ta­lane.

Une ex­po­si­tion con­tras­tée, avec deux ar­tis­tes, qui dé­mon­trent s’il en était be­soin, l’ex­tra­or­di­naire com­plexi­té de la femme et de sa re­pré­sen­ta­tion ar­tis­ti­que, dans la force et la dou­ceur.

Du 2 au 22 juillet de 11:00 à 16:00 h et 18:00 à 21:00

Res­tau­rant de la Loge –
38, ave­nue Xa­vier Llo­bè­res
66600 Sal­ses
04 68 38 62 86

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